Smart #2 : La petite citadine électrique qui remplace la Fortwo

5

Octobre est le mois.

Salon de l’Automobile de Paris.

Smart tire le rideau sur le n°2. Ce n’est pas juste un autre crossover électrique. C’est le successeur de l’emblématique Fortwo. La voiture qui a défini la marque.

Après avoir lancé les modèles n°3, n°1 et n°5, Smart est passé à un crossover complet. De grandes boîtes sur de petites roues. Bon pour certains. Pas pour tout le monde. Le #2 est un retour aux sources. Compact. Biplace. Conçu pour la ville, pas pour l’autoroute.

Les conducteurs britanniques devraient s’attendre à cette chose dans les showrooms d’ici 2025.

Comment la Smart #2 redéfinit les véhicules électriques compacts

Smart appelle cela « une capacité urbaine sans compromis ». C’est le langage marketing pour “ça s’adapte partout”.

Le secret ? Geely. Le constructeur automobile chinois est copropriétaire de Smart avec Mercedes-Benz. Mercedes s’est occupé de la conception. Geely a fourni l’os : l’architecture compacte électrique. Une plateforme EV sur mesure. C’est important car l’ancienne Fortwo électrique reposait sur un cadre dérivé de l’ICE. C’était un compromis. Ce n’est pas le cas.

Le résultat est un rayon de braquage de 6,95 mètres.

Un peu plus de 22 pieds. Vous pouvez le faire tourner dans une aire de stationnement britannique standard si vous êtes assez courageux.

Avec 2 792 mm de long, il est minuscule. Sérieusement petit. Seulement 100 mm de plus que son prédécesseur. Cela en fait la voiture électrique la plus courte du marché. À peine. La Fiat 500e est presque un mètre plus longue. Quelque chose de plus petit ? Quadricycles. La Citroën Ami. Le Microlino. Ce sont techniquement des jouets. La #2 est une vraie voiture.

Quelle est l’autonomie et la recharge ?

Les spécifications complètes sont toujours sous clé jusqu’en octobre. Mais Smart a laissé tomber quelques chiffres clés.

186 milles d’autonomie. Le monde réel ? Peut être. L’EPA ? Probablement plus. Mais pour la conduite en ville, 186 miles sont excessifs dans le meilleur des cas. Vous n’aurez pas besoin de recharger tous les soirs.

La recharge est là où cela devient pratique. 10% à 80% en moins de 20 minutes. C’est assez de temps pour prendre un café. Ou discutez avec un ami de la meilleure garniture de pizza.

Le véhicule à charger (V2L) est standard. Branchez votre bouilloire. Votre ordinateur portable. Un outil électrique. La batterie devient un générateur mobile. Utile si vous oubliez d’emporter une rallonge pour une escapade d’un week-end.

L’intérieur de la cabine : luxe ou minimalisme ?

Le concept-car présenté en avant-première plus tôt cette année ressemblait à ceci. Le prototype correspond. “Les roues aux coins.” Une position carrée. Mais ne vous attendez pas à un plastique spartiate.

Smart veut monter en gamme. Entrée de gamme ne signifie plus bon marché. L’intérieur sera cossu. Cuir. Surfaces translucides. Peinture dorée bicolore. Esthétique haut de gamme. Ils ont réduit l’extérieur à son essence, mais à l’intérieur ? C’est une question de tactilité.

On parle de troquer les sièges avant contre une banquette. Smart affirme que cela libère de l’espace. C’est logique. Moins de métal au niveau des pieds signifie plus d’espace pour les genoux. Ou du stockage.

“Le Concept #2 élève la citadine au-delà de la simple utilité.”

Mais est-ce que cela semblera premium ? Ou simplement habillé ? Cela reste à voir. Le design est minimal. Réduit à l’essentiel. Un intérieur doré entre-t-il en conflit avec un extérieur « réduit » ? Ou est-ce que ça l’élève ?

Pourquoi c’est important

La Smart #2 n’essaie pas de battre la Tesla Model Y. Elle essaie de ramener l’âme de la Fortwo. Petit. Agile. Électrique. Mais avec suffisamment de technologie pour se sentir moderne.

La Fiat 500e est populaire. Mais c’est plus gros. Plus lourd. Plus cher. Le n°2 le réduit en taille. Prix? Pas encore révélé. Mais si Smart veut vraiment « maximiser l’espace intérieur », nous pourrions voir un habitacle étonnamment généreux pour un empattement aussi court.

Est-ce suffisant pour détourner les acheteurs de la tendance ultra-compacte ?

Le salon parisien le dira.

En attendant, nous regardons les prototypes. On voit la peinture dorée. Nous attendons le dévoilement officiel.

Une chose est sûre. Smart est redevenu petit. Et c’est peut-être exactement ce dont le marché a besoin. Pas un autre SUV. Pas un autre crossover. Juste une petite voiture. Cela fonctionne.

Jusqu’où irez-vous ?